Paper: « Maison Webcam ». Survie, protection et profit des corps refugiés à la frontière colombo-vénézuélienne

Paper details

Paper authors Fernando Garlin Politis
In panel on Borders and Subjectivities: Imagination, bodies, and political experiences
Paper presenter(s) will be presenting In-Person / Online

Abstract

Dans cette communication j’analyse les histoires de vie des réfugiés vénézuéliens à la frontière colombo-vénézuélienne, dans le contexte de pandémie COVID-19 et de la fermeture des frontières. Cette situation se caractérise d’abord, par la réduction de l’offre humanitaire, surtout en termes de logement, et ensuite, par la remise en question des discours et des pratiques d’hospitalité en Colombie. En effet, j’ai pu observer, d’une part, l’augmentation des diarios — « marchands de sommeil » —, logements insalubres mais considérés comme des espaces ordinaires pour les réfugiés et, d’autre, la croissance des « maisons webcam », lieux dédiés à la fois à la production pornographique et au logement des personnes réfugiées.
Ainsi, j’aimerais penser les maisons webcam comme la combinaison entre une logique capitaliste et une logique de survie. D’un côté, ce sont des résidences de vie commune et construction de relations affectives, et d’autre, ce sont des espaces où des « mannequins » pratiquent des activités sexuelles comme seul moyen de survie.
À partir des ethnographies réalisées entre février et septembre de l’année 2021 en Colombie, je cherche à comprendre comment la configuration d’accueil et productivité met en tension la protection des réfugiés avec le profit extrait de leurs corps.

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