| Paper authors | Harisoa Mampionona Rakotonirina |
| In panel on | Bridging the gaps between knowledge and action in Disaster Risk Reduction |
| Paper presenter(s) will be presenting |
In-Person / |
Haïti fait partie des pays les plus exposés aux catastrophes dites « naturelles ». Entre autres, le séisme de 2010 a provoqué l’écroulement de nombreuses habitations : une des principales causes de décès. En réponse à cette situation, une initiative alliant recherches et actions a exploré le potentiel de reconstruction de l’habitat en se basant sur une observation : certaines des cultures constructives locales avaient montré leur pertinence en préservant les vies. Cette initiative, ayant convaincu plusieurs partenaires, déboucha sur des réalisations d’ampleur. Les maisons reconstruites ayant fait leurs preuves lors du cyclone Matthew en 2016, d’autres organisations adoptèrent aussi l’idée, sous l’appellation TCLA : Techniques de Constructions Locales Améliorées.
Tout récemment, le séisme du 14 août 2021 a prouvé l’intérêt de cette approche. Même si certaines de ces maisons de type TCLA ont été affectées, aucune ne semble avoir tué et selon les informations disponibles, la plupart seraient réparables, ce qui a conduit le CIAT (Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire) à en faire une recommandation auprès de ses partenaires.
Le présent article propose un résumé de l’étude de cette initiative associant des chercheurs en Architecture et en Ingénierie Civile avec des acteurs opérationnels de la reconstruction : ONGs locales, internationales, et services de l’Etat pour la réduction des risques dans le domaine de l’habitat. Il se base sur un travail de doctorat en cours, qui porte un regard réflexif sur cette expérience en s’adossant à une analyse qualitative d’entretiens semi-directifs, de documents et de notes d’observations. Les résultats confirment la pertinence de l’association de la recherche avec les actions opérationnelles et mettent en évidence des points d’attention, principalement liés aux différences dans les contraintes temporelles et aux difficultés de communication entre acteurs de la recherche et acteurs opérationnels. L’étude révèle aussi le rôle important des acteurs intermédiaires qui établissent le lien entre les deux sphères.